-Jaques n'est pas qu'un truc imaginaire, il a changé beaucoup plus de choses dans notre vie que tu ne le pense...
Et moi, je pense que mon frère n'est plus ce qu'il était depuis ce jour-là...
-Bill, tu sais autant que moi ce que ton "ami imaginaire" à causé comme dégâts. On devrait même être en prison!
-oui, et alors? ce n'est pas pour ça que c'est un monstre.
-PUTAIN, BILL, SI JE VOULAIS VRAIMENT JE NE SERAIS PLUS LA, AVEC TOI APRES CE QUE TU AS FAIT!
-ce n'était pas moi, il me l'a ordonné.
-et comment je peux en être sûr? TU AS TUE NOS PARENTS!
-je pensais pas que ce qu'il m'avait demandé de faire tuerait papa et maman...
-TU SAVAIS TRES BIEN QU'ILS ETAIENT AU GRENIER POUR SORTIR NOS VIEUX JOUETS POUR LA BROCANTE ET TOI TU AS MIS LE FEU A LA MAISON AVEC CE PUTAIN DE BIDON D'ESSENCE.
-je ne voulais pas les tuer...
Ses yeux me fixent. Ils se remplissent de plus en plus de larmes. Bill finit par craquer et se jette sur moi.
Nous somme toujours là, sur le lit, déshabillés...
Il me chuchotte à l'oreille.
-Je voulais pas...
-calme-toi, Billou, c'est finit.
-mais tu crois que Jaques a fait que ça dans notre vie?
-je... je ne sais pas.
-tu te souviens de ton ours en peluche que tu adorais. Que tu ne quittais jamais.
-oui.
-tu l'as retrouvé déchiré, non?
-oui.
-c'était moi... Il m'a obligé, Tom. Je ne voulais pas. Je savais que tu allais pleurer, je savais que ça allait me faire souffrir, mais j'étais obligé. Il me surveillait.
-Bill...
-oui?
-quand il y a eu la panne d'électricité, à Noël, et que dans le noir, le lustre est tombé sur la table frolant maman qui s'était reculée juste à temps... c'était...
-oui.
-je ne te crois pas.
-si, tu devrais, Tom. Tu m'as toujours fait confiance, même quand il n'aurait pas fallut...
-tu es un monstre.
-moi? non, c'est lui. Jaques. Je veux qu'il parte, Tom. Mais je ne sais pas comment. Et il m'a donné une obligation pour dans 5jours. Alors, je te demande, parce que je t'aime, hein, souviens-toi en, de partir loin, dans 5jours. LOIN.
-Bill, tu me fais peur.
-non, n'ai pas peur de moi, s'il te plait. Tu devrais plutôt avoir peur de lui.
Je regarde l'heure, histoire de fuir son regard plein de larmes mais tout autant terrifiant.
Il est 12h15. C'est l'heure du repas.
Je me rhabille et mon jumeau fait de même.
-Bill, oublie Jaques, s'il te plait, juste pour quelques temps, et redeviens toi-même. On doit aller manger.
Bill secoue sa tête. Il me fixe avec son regard suppliant. Il me demande de l'aide.
-je vais t'aider Bill, je te le promets.
Je le prends par la main et le tire avec moi, pour aller à la cantine.
Il me regarde, regarde ma main, la sienne, relève ses yeux sur moi, et me sourit.
On va donc manger
Pendant le repas, aucun de nous ne sort un son. On regarde tous les deux notre assiette de choux.
Beurk.
Une fois le plateau vide. On se lève ensemble et retourne dans la chambre.
Je m'assois de l'autre côté du lit, de façon à laisser un espace entre nous. On se sait jamais. Je ne le regarde même pas, de peur que son ami lui ordonne de me sauter dessus au moindre regard.
-Tom, il est partit mais je sais qu'il va revenir avant demain.
-ne t'inquiètes pas.
-Tu sais, tout à l'heure, même si c'était Jaques qui m'ordonnait de te faire tout ça... j'aimais bien quand même.
Je me retourne vers lui, et le voit, me regardant, un petit sourire au coin des lèvres.
-Il n'est vraiment plus là?
-je te le promets. On finit?
Il se rapproche à quatre pates, traversant le lit.
-Je t'aime quand même, tu sais.
Je souris à Bill et souffle de soulagement. J'ai presque eu peur qu'il m'en veuille à cause de ce Jaques...
Ces quelques mots ont suffit pour faire s'envoler mes craintes et me rendre à nouveau paisible.
Paisible? Pour un temps seulement.
Tout va vite, beaucoup trop vite pour que je ne réagisse.
Bill vient de m'allonger sur le lit, se tenant au dessus de moi avec un sourire qui en dit long.
Ses yeux sont rieurs et j'ai peur de comprendre où il veut en venir.
Une de ses mains s'aventure lentement sous mon large t-shirt, caressant doucement mon ventre, tournant autour de mon nombril.
J'ai beau tenté de rester calme, je n'y arrive pas.
Je n'y arrive pas parce que je ne comprends pas ce qui lui prend.
Je suis d'autant plus mal à l'aise que je me surprends à aimer ça.
Il se redresse et fait passer mon t-shirt par dessus ma tête, et le bruit de froissement qui parvient à mes oreilles m'indique clairement qu'il vient de le jeter à terre.
Je tente de capter son regard, je veux comprendre ce qui est en train de se passer, mais lui est concentré sur la boucle de ma ceinture, tentant vainement de me la retirer.
Je saisis ses mains tentant de le stopper, mais il les repousse en grognant. J'en viens à avoir peur de sa réaction, si je tente de l'arrêter.
Il défait enfin la boucle et d'un geste brusque tire mon baggy vers le bas, et sans prendre la peine de me le retirer complètement, il abaisse mon boxer, libérant ma virilité qui se rigidifie lentement.
Je hoquete bruyament, me rendant compte de ce qui est en train de se passer, de ce qui va se passer.
Bill se déshabille rapidement, effectuant des gestes saccadés et préssés, puis se penche au dessus de moi. Je sens son souffle brûlant incendier mon visage, et ses lèvres humides se poser tendrement sur les miennes. Je garde les yeux grands ouverts, luttant entre l'envie d'approfondir le baiser et celui de repousser Bill. Il ne sait pas ce qu'il fait, il ne peut pas.
Malgrès tout, j'aime, mais je ne sais pas si je devrais...
Je le regarde, il a l'air paisible, et malgré cette folie qui nous entraîne, il a l'air tout à fait lucide.
Toutes mes questions semblent s'envoler lorsqu'il passe doucement sa langue entre mes lèvres et que je vois son regard pétiller.
Je le laisse pénétrer ma bouche, me délectant de son goût, priant pour que ça dure toujours. Ses mains tiennent fermement mon visage et il caresse mes joues avec ses pouces. Je découvre un Bill passionné et attentioné, et me laisse submerger par l'émotion.
Alors que mes yeux se remplissent de larmes, Bill se décolle et se lève.
Je panique un instant, cherchant de nouveau un contact avec mon frère. Il y a trop longtemps que j'attends ce moment. Trop longtemps que j'espère que Bill soit à moi, que je soit à Bill pour qu'il parte maintenant!
Il se dirige rapidement vers la porte alors que mon coeur bat à tout rompre.
Il va me laisser? Peut être qu'il ne voulait pas faire tout ça, qu'il regrette.
Peut être qu'il attendait que je le repousse et que j'ai tout foiré?!
La panique me fait fermer les yeux, et je reste étendu sur le lit, sans bouger. Un bruit qui m'est familier me fait réagir. Le verrous. Bill vient de fermer la porte à clef. Je me redresse sur les coudes, les larmes coulant lentement le long de mes joues rosies par l'exitation.
Il se tient devant moi, main sur les hanches, un sourire amusé étirant son visage.
-Ca serait con de se faire prendre par les autres...que dirait Sandro si elle te voyait dans cet état? demande-t-il en secouant la tête.
Je me laisse tomber sur le matelas en souriant.
J'arrive pas à croire à ce qu'il se passe. Ses pas se rapprochent et je sens la chaleur de Bill au dessus de moi. Ses mains caressent doucement mon visage alors qu'il le picore de petits baisers. Je ferme les yeux et me laisse aller. La douceur dont il fait preuve me serre le coeur.
C'est une sorte d'appréhension, de bonne appréhension.
Comme à quelques minutes d'un premier baiser, quand on voit le visage de l'autre lentement se rapprocher, quand on peut sentir son souffle chaud nous ennivrer,cette petite boule de stress avant le contact et l'explosion de savoir, le goût de l'autre qui exite les papilles...
Ses doigts touchent doucement mes lèvres et j'ouvre les yeux pour le regarder faire. Ses yeux sont troublés, et son visage rougis. Je souris davantage et son regard rencontre enfin le mien.
Il sourit à son tour et m'embrasse légèrement, puis je sens sa langue dévier sur mon cou, et descendre jusqu'à mon torse qu'il lèche avidement.
Mes mains froissent le drap lorsque je sens sa bouche taquiner mon nombril, et elles se crispent encore plus lorsque son souffle chaud entoure mon sexe.
Je relève la tête, perturbé par ce plaisir innatendu, et réprime un sursaut lorsque je croise le regard gourmant et amusé de Bill.
Tout en lui m'aguiche: ses yeux fiévreux, ses lèvres encore Humides de notre baiser, son front perlant de sueur, son teint rosé et sa moue taquine.
Pour mieux m'achever, je sens une main, sa main remonter lentement le long de ma cheville, caresser mon mollet et enfin s'arrêter sur ma cuisse. C'est à rendre fou. Je suis fou. Fou de le laisser faire, fou de n'avoir rien arrêté. Il ne peut pas être lui même et avoir une telle attitude.
-Bill!
Mon ton accusateur ne lui cause apparement aucun tracas. Il se contente d'attraper d'un geste rapide ma virilité, commençant de nombreux vas et viens.
Un cri se perd dans ma gorge et mes yeux se ferment violemment alors qu'il intensifie ses mouvements.
J'ai envie de lui hurler d'arrêter, mais le plaisir prend le dessus sur la raison.
Mon corps se cambre alors que je gémis, ne faisant ni attention aux bruits que je fait, ni aux personnes que ceux-ci pourraient alerter.
Je sens les gestes de Bill faiblir, la cadence ralentir.
J'ouvre les yeux pour mieux cerner ce qui est en train de se passer et soupire bruyamment lorsque je vois sa bouche se rapprocher dangereusement de mon membre tendu.
La chaleur humide qui m'englobe me rend complement dingue et je hurle encore plus fort.
Une de mes mains quitte le drap et empoigne fermement les cheveux de Bill. Je l'entends gémir de mécontentement, mais mes pulsions sont trop puissantes pour que je puisse lutter. Je lui impose un rythme rapide et régulier, et rapidement mon sexe pulse.
Dans une dernière plainte de plaisir, hurlant le nom de mon jumeau, je me déverse dans sa bouche.
Mon corps se relâche lentement et je lâche enfin mon frère qui se lève précipitement, l'air contrarié.
Je le vois se diriger rapidement vers la salle de bain et revenir quelques instants plus tard, le contour de la bouche et les joues mouillés, les sourcils froncés.
Il s'assied près de moi et tapote gentiment mon torse qui se soulève rapidement, tant l'effort m'a essouflé.
-C'est dégueulasse.
Je lève un sourcil, n'osant demander de quoi il veut parler. De ce qu'on a fait ou...
-Ca. dit-il en montrant mon bas ventre encore souillé.
Je lui souris gentiment et lui réponds simplement:
-Ouais, ben désolé de ne pas avoir une semence goût citron hein!
On rigole doucement et je me relève, de sorte à être face à lui. Je caresse son visage transpirant, passe une main dans ses cheveux et d'un geste doux le fait basculer sur le lit.
Mes yeux parcours son corps si similaire au mien, et s'attarde le temps d'un batement de cils sur son sexe encore dur. Pour ne pas le faire attendre plus longtemps, ma main descend rapidement vers son bas ventre, mais il attrape mon poignet, stoppant mon mouvement.
Je cherche dans ses yeux ce qui ne va pas, une trace de regret, de doute, de dégoût. Mais je n'y trouve que de la peur.
Ses lèvres tremblent légèrement alors que la pression sur mes poignets se fait plus grande. Je me penche au dessus de son visage, lui caressant tendrement la joue pour l'apaiser.
Je vois les larmes lui monter aux yeux et il finit par lâcher:
-Il...il est là.
Je me redresse vivement et fronce les sourcils.
-Je...je ne peux pas, Tom.
Il me pousse hors du lit et court s'enfermer dans la salle de bain.
Je m'assieds sur le lit en soupirant, et en regardant les draps froissés je me rends compte de ce qu'on vient de faire.
Je réalise que ce que je qualifiait encore de fantasme il y a quelques heures s'est produit, ici, dans ce lit.
Mon frère m'a fait prendre du plaisir, et j'ai aimé ça, plus que jamais.
Seulement...je me sens coupable. J'ai l'impression d'avoir profité de lui, de sa faiblesse. Je sais qu'il est instable, je sais qu'il fait des choses malgré lui, et pourtant j'ai laissé tout ça se produire.
Je ne peux que regretter, et ça me rend fou.
Ca me rend malade de me dire qu'encore une fois de plus, c'était surement un ordre de ce Jaques.
Ce putain de Jaques.
Je ne peut pas me permettre de douter de l'amour que mon frère éprouve pour moi, je n'ai pas ce droit.
Mais je peut amplement douter de ses actes envers moi, de ses mots et de ses interprétations.
Je le vois qui reviens, une serviette autour de la taille, le regard perdu, fuyant.
En tant que frère, je n'ai qu'une envie, celle de le prendre dans mes bras, de lui dire que tout va bien, que tout ira bien. Mais j'ai peur d'un nouveau débordement. J'ai peur de Jaques...
-Pose toi sur le lit Billou, je vais prendre ma douche et...je reviens.
Il hoche la tête et me regarde dans les yeux. J'y vois toute sa douleur, sa peur.
Il a peur de Jaques lui aussi, sans doute plus que moi j'en ai peur.
Je passe à côté de lui, caressant son bras et m'enferme dans la salle de bain...on ne sait jamais ce qui peut arriver.
Je me tiens debout dans la salle de bain, le baggy encore au bas des chevilles.
Je fini de me déshabiller et rentre dans la cabine.
J'allume le jet et l'eau chaude glisse lentement sur mon corps. Je ferme les yeux et repense à tout ça. Je repense à nous, à avant. A ce qui s'est passé il y a quelques minutes, et plus que tout à ce qui va se passer après.
Une idée me vient, je vais surveiller Bill. Je vais le surveiller de près.
Cette nuit je ne dormirais pas, je vais veiller sur lui.
N'Am3liia ®
Et moi, je pense que mon frère n'est plus ce qu'il était depuis ce jour-là...
Pov Tom :
-Bill, tu sais autant que moi ce que ton "ami imaginaire" à causé comme dégâts. On devrait même être en prison!
-oui, et alors? ce n'est pas pour ça que c'est un monstre.
-PUTAIN, BILL, SI JE VOULAIS VRAIMENT JE NE SERAIS PLUS LA, AVEC TOI APRES CE QUE TU AS FAIT!
-ce n'était pas moi, il me l'a ordonné.
-et comment je peux en être sûr? TU AS TUE NOS PARENTS!
-je pensais pas que ce qu'il m'avait demandé de faire tuerait papa et maman...
-TU SAVAIS TRES BIEN QU'ILS ETAIENT AU GRENIER POUR SORTIR NOS VIEUX JOUETS POUR LA BROCANTE ET TOI TU AS MIS LE FEU A LA MAISON AVEC CE PUTAIN DE BIDON D'ESSENCE.
-je ne voulais pas les tuer...
Ses yeux me fixent. Ils se remplissent de plus en plus de larmes. Bill finit par craquer et se jette sur moi.
Nous somme toujours là, sur le lit, déshabillés...
Il me chuchotte à l'oreille.
-Je voulais pas...
-calme-toi, Billou, c'est finit.
-mais tu crois que Jaques a fait que ça dans notre vie?
-je... je ne sais pas.
-tu te souviens de ton ours en peluche que tu adorais. Que tu ne quittais jamais.
-oui.
-tu l'as retrouvé déchiré, non?
-oui.
-c'était moi... Il m'a obligé, Tom. Je ne voulais pas. Je savais que tu allais pleurer, je savais que ça allait me faire souffrir, mais j'étais obligé. Il me surveillait.
-Bill...
-oui?
-quand il y a eu la panne d'électricité, à Noël, et que dans le noir, le lustre est tombé sur la table frolant maman qui s'était reculée juste à temps... c'était...
-oui.
-je ne te crois pas.
-si, tu devrais, Tom. Tu m'as toujours fait confiance, même quand il n'aurait pas fallut...
-tu es un monstre.
-moi? non, c'est lui. Jaques. Je veux qu'il parte, Tom. Mais je ne sais pas comment. Et il m'a donné une obligation pour dans 5jours. Alors, je te demande, parce que je t'aime, hein, souviens-toi en, de partir loin, dans 5jours. LOIN.
-Bill, tu me fais peur.
-non, n'ai pas peur de moi, s'il te plait. Tu devrais plutôt avoir peur de lui.
Je regarde l'heure, histoire de fuir son regard plein de larmes mais tout autant terrifiant.
Il est 12h15. C'est l'heure du repas.
Je me rhabille et mon jumeau fait de même.
-Bill, oublie Jaques, s'il te plait, juste pour quelques temps, et redeviens toi-même. On doit aller manger.
Bill secoue sa tête. Il me fixe avec son regard suppliant. Il me demande de l'aide.
-je vais t'aider Bill, je te le promets.
Je le prends par la main et le tire avec moi, pour aller à la cantine.
Il me regarde, regarde ma main, la sienne, relève ses yeux sur moi, et me sourit.
On va donc manger
Pendant le repas, aucun de nous ne sort un son. On regarde tous les deux notre assiette de choux.
Beurk.
Une fois le plateau vide. On se lève ensemble et retourne dans la chambre.
Je m'assois de l'autre côté du lit, de façon à laisser un espace entre nous. On se sait jamais. Je ne le regarde même pas, de peur que son ami lui ordonne de me sauter dessus au moindre regard.
-Tom, il est partit mais je sais qu'il va revenir avant demain.
-ne t'inquiètes pas.
-Tu sais, tout à l'heure, même si c'était Jaques qui m'ordonnait de te faire tout ça... j'aimais bien quand même.
Je me retourne vers lui, et le voit, me regardant, un petit sourire au coin des lèvres.
-Il n'est vraiment plus là?
-je te le promets. On finit?
Il se rapproche à quatre pates, traversant le lit.
-Je t'aime quand même, tu sais.
Je souris à Bill et souffle de soulagement. J'ai presque eu peur qu'il m'en veuille à cause de ce Jaques...
Ces quelques mots ont suffit pour faire s'envoler mes craintes et me rendre à nouveau paisible.
Paisible? Pour un temps seulement.
Tout va vite, beaucoup trop vite pour que je ne réagisse.
Bill vient de m'allonger sur le lit, se tenant au dessus de moi avec un sourire qui en dit long.
Ses yeux sont rieurs et j'ai peur de comprendre où il veut en venir.
Une de ses mains s'aventure lentement sous mon large t-shirt, caressant doucement mon ventre, tournant autour de mon nombril.
J'ai beau tenté de rester calme, je n'y arrive pas.
Je n'y arrive pas parce que je ne comprends pas ce qui lui prend.
Je suis d'autant plus mal à l'aise que je me surprends à aimer ça.
Il se redresse et fait passer mon t-shirt par dessus ma tête, et le bruit de froissement qui parvient à mes oreilles m'indique clairement qu'il vient de le jeter à terre.
Je tente de capter son regard, je veux comprendre ce qui est en train de se passer, mais lui est concentré sur la boucle de ma ceinture, tentant vainement de me la retirer.
Je saisis ses mains tentant de le stopper, mais il les repousse en grognant. J'en viens à avoir peur de sa réaction, si je tente de l'arrêter.
Il défait enfin la boucle et d'un geste brusque tire mon baggy vers le bas, et sans prendre la peine de me le retirer complètement, il abaisse mon boxer, libérant ma virilité qui se rigidifie lentement.
Je hoquete bruyament, me rendant compte de ce qui est en train de se passer, de ce qui va se passer.
Bill se déshabille rapidement, effectuant des gestes saccadés et préssés, puis se penche au dessus de moi. Je sens son souffle brûlant incendier mon visage, et ses lèvres humides se poser tendrement sur les miennes. Je garde les yeux grands ouverts, luttant entre l'envie d'approfondir le baiser et celui de repousser Bill. Il ne sait pas ce qu'il fait, il ne peut pas.
Malgrès tout, j'aime, mais je ne sais pas si je devrais...
Je le regarde, il a l'air paisible, et malgré cette folie qui nous entraîne, il a l'air tout à fait lucide.
Toutes mes questions semblent s'envoler lorsqu'il passe doucement sa langue entre mes lèvres et que je vois son regard pétiller.
Je le laisse pénétrer ma bouche, me délectant de son goût, priant pour que ça dure toujours. Ses mains tiennent fermement mon visage et il caresse mes joues avec ses pouces. Je découvre un Bill passionné et attentioné, et me laisse submerger par l'émotion.
Alors que mes yeux se remplissent de larmes, Bill se décolle et se lève.
Je panique un instant, cherchant de nouveau un contact avec mon frère. Il y a trop longtemps que j'attends ce moment. Trop longtemps que j'espère que Bill soit à moi, que je soit à Bill pour qu'il parte maintenant!
Il se dirige rapidement vers la porte alors que mon coeur bat à tout rompre.
Il va me laisser? Peut être qu'il ne voulait pas faire tout ça, qu'il regrette.
Peut être qu'il attendait que je le repousse et que j'ai tout foiré?!
La panique me fait fermer les yeux, et je reste étendu sur le lit, sans bouger. Un bruit qui m'est familier me fait réagir. Le verrous. Bill vient de fermer la porte à clef. Je me redresse sur les coudes, les larmes coulant lentement le long de mes joues rosies par l'exitation.
Il se tient devant moi, main sur les hanches, un sourire amusé étirant son visage.
-Ca serait con de se faire prendre par les autres...que dirait Sandro si elle te voyait dans cet état? demande-t-il en secouant la tête.
Je me laisse tomber sur le matelas en souriant.
J'arrive pas à croire à ce qu'il se passe. Ses pas se rapprochent et je sens la chaleur de Bill au dessus de moi. Ses mains caressent doucement mon visage alors qu'il le picore de petits baisers. Je ferme les yeux et me laisse aller. La douceur dont il fait preuve me serre le coeur.
C'est une sorte d'appréhension, de bonne appréhension.
Comme à quelques minutes d'un premier baiser, quand on voit le visage de l'autre lentement se rapprocher, quand on peut sentir son souffle chaud nous ennivrer,cette petite boule de stress avant le contact et l'explosion de savoir, le goût de l'autre qui exite les papilles...
Ses doigts touchent doucement mes lèvres et j'ouvre les yeux pour le regarder faire. Ses yeux sont troublés, et son visage rougis. Je souris davantage et son regard rencontre enfin le mien.
Il sourit à son tour et m'embrasse légèrement, puis je sens sa langue dévier sur mon cou, et descendre jusqu'à mon torse qu'il lèche avidement.
Mes mains froissent le drap lorsque je sens sa bouche taquiner mon nombril, et elles se crispent encore plus lorsque son souffle chaud entoure mon sexe.
Je relève la tête, perturbé par ce plaisir innatendu, et réprime un sursaut lorsque je croise le regard gourmant et amusé de Bill.
Tout en lui m'aguiche: ses yeux fiévreux, ses lèvres encore Humides de notre baiser, son front perlant de sueur, son teint rosé et sa moue taquine.
Pour mieux m'achever, je sens une main, sa main remonter lentement le long de ma cheville, caresser mon mollet et enfin s'arrêter sur ma cuisse. C'est à rendre fou. Je suis fou. Fou de le laisser faire, fou de n'avoir rien arrêté. Il ne peut pas être lui même et avoir une telle attitude.
-Bill!
Mon ton accusateur ne lui cause apparement aucun tracas. Il se contente d'attraper d'un geste rapide ma virilité, commençant de nombreux vas et viens.
Un cri se perd dans ma gorge et mes yeux se ferment violemment alors qu'il intensifie ses mouvements.
J'ai envie de lui hurler d'arrêter, mais le plaisir prend le dessus sur la raison.
Mon corps se cambre alors que je gémis, ne faisant ni attention aux bruits que je fait, ni aux personnes que ceux-ci pourraient alerter.
Je sens les gestes de Bill faiblir, la cadence ralentir.
J'ouvre les yeux pour mieux cerner ce qui est en train de se passer et soupire bruyamment lorsque je vois sa bouche se rapprocher dangereusement de mon membre tendu.
La chaleur humide qui m'englobe me rend complement dingue et je hurle encore plus fort.
Une de mes mains quitte le drap et empoigne fermement les cheveux de Bill. Je l'entends gémir de mécontentement, mais mes pulsions sont trop puissantes pour que je puisse lutter. Je lui impose un rythme rapide et régulier, et rapidement mon sexe pulse.
Dans une dernière plainte de plaisir, hurlant le nom de mon jumeau, je me déverse dans sa bouche.
Mon corps se relâche lentement et je lâche enfin mon frère qui se lève précipitement, l'air contrarié.
Je le vois se diriger rapidement vers la salle de bain et revenir quelques instants plus tard, le contour de la bouche et les joues mouillés, les sourcils froncés.
Il s'assied près de moi et tapote gentiment mon torse qui se soulève rapidement, tant l'effort m'a essouflé.
-C'est dégueulasse.
Je lève un sourcil, n'osant demander de quoi il veut parler. De ce qu'on a fait ou...
-Ca. dit-il en montrant mon bas ventre encore souillé.
Je lui souris gentiment et lui réponds simplement:
-Ouais, ben désolé de ne pas avoir une semence goût citron hein!
On rigole doucement et je me relève, de sorte à être face à lui. Je caresse son visage transpirant, passe une main dans ses cheveux et d'un geste doux le fait basculer sur le lit.
Mes yeux parcours son corps si similaire au mien, et s'attarde le temps d'un batement de cils sur son sexe encore dur. Pour ne pas le faire attendre plus longtemps, ma main descend rapidement vers son bas ventre, mais il attrape mon poignet, stoppant mon mouvement.
Je cherche dans ses yeux ce qui ne va pas, une trace de regret, de doute, de dégoût. Mais je n'y trouve que de la peur.
Ses lèvres tremblent légèrement alors que la pression sur mes poignets se fait plus grande. Je me penche au dessus de son visage, lui caressant tendrement la joue pour l'apaiser.
Je vois les larmes lui monter aux yeux et il finit par lâcher:
-Il...il est là.
Je me redresse vivement et fronce les sourcils.
-Je...je ne peux pas, Tom.
Il me pousse hors du lit et court s'enfermer dans la salle de bain.
Je m'assieds sur le lit en soupirant, et en regardant les draps froissés je me rends compte de ce qu'on vient de faire.
Je réalise que ce que je qualifiait encore de fantasme il y a quelques heures s'est produit, ici, dans ce lit.
Mon frère m'a fait prendre du plaisir, et j'ai aimé ça, plus que jamais.
Seulement...je me sens coupable. J'ai l'impression d'avoir profité de lui, de sa faiblesse. Je sais qu'il est instable, je sais qu'il fait des choses malgré lui, et pourtant j'ai laissé tout ça se produire.
Je ne peux que regretter, et ça me rend fou.
Ca me rend malade de me dire qu'encore une fois de plus, c'était surement un ordre de ce Jaques.
Ce putain de Jaques.
Je ne peut pas me permettre de douter de l'amour que mon frère éprouve pour moi, je n'ai pas ce droit.
Mais je peut amplement douter de ses actes envers moi, de ses mots et de ses interprétations.
Je le vois qui reviens, une serviette autour de la taille, le regard perdu, fuyant.
En tant que frère, je n'ai qu'une envie, celle de le prendre dans mes bras, de lui dire que tout va bien, que tout ira bien. Mais j'ai peur d'un nouveau débordement. J'ai peur de Jaques...
-Pose toi sur le lit Billou, je vais prendre ma douche et...je reviens.
Il hoche la tête et me regarde dans les yeux. J'y vois toute sa douleur, sa peur.
Il a peur de Jaques lui aussi, sans doute plus que moi j'en ai peur.
Je passe à côté de lui, caressant son bras et m'enferme dans la salle de bain...on ne sait jamais ce qui peut arriver.
Je me tiens debout dans la salle de bain, le baggy encore au bas des chevilles.
Je fini de me déshabiller et rentre dans la cabine.
J'allume le jet et l'eau chaude glisse lentement sur mon corps. Je ferme les yeux et repense à tout ça. Je repense à nous, à avant. A ce qui s'est passé il y a quelques minutes, et plus que tout à ce qui va se passer après.
Une idée me vient, je vais surveiller Bill. Je vais le surveiller de près.
Cette nuit je ne dormirais pas, je vais veiller sur lui.
______________________
Alors? vous comprenez mieux? xD
Qu'est ce que j'aime vous faire galérer...
25 com's?
Dites moi si vous aimez vraiment, si vous êtes trop perdu ou non.
Si vous ne comprenez pas du tout certaines choses posez moi des questions, je vous y répondrais dans le prochain article.
[j'avoue avoir était beaucoup aidée par ma meilleure amie pour le lemon, étant donné que j'ai quelques difficultés à les faire aussi bavant qu'elle... =p alors il y a de nous deux ^^]
P'tite pub pour ce blog : critique-2-fic qui mérite d'être connu.
SI vous voulez de l'aide, des critiques ou autres pour votre fic!
passez-y !
b'zOuw les gens
Alors? vous comprenez mieux? xD
Qu'est ce que j'aime vous faire galérer...
25 com's?
Dites moi si vous aimez vraiment, si vous êtes trop perdu ou non.
Si vous ne comprenez pas du tout certaines choses posez moi des questions, je vous y répondrais dans le prochain article.
[j'avoue avoir était beaucoup aidée par ma meilleure amie pour le lemon, étant donné que j'ai quelques difficultés à les faire aussi bavant qu'elle... =p alors il y a de nous deux ^^]
P'tite pub pour ce blog : critique-2-fic qui mérite d'être connu.
SI vous voulez de l'aide, des critiques ou autres pour votre fic!
passez-y !
b'zOuw les gens
N'Am3liia ®
